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Economie
Publié le 9 mars 2010
Dans une nouvelle étude, l'EDHEC propose une analyse des carrières salariales tout au long de la vie en fonction des études supérieures suivies, donnant ainsi une mesure de leur attrait économique.
En effet, cette analyse confirme que le rendement économique des études n'est pas croissant avec le nombre d'années d'études et suit plutôt une courbe en U. Ceci s'explique par la particularité du système d'éducation supérieur français où les formations les plus valorisées qui conduisent à la meilleure insertion sur le marché du travail se situent au niveau Bac+2 (pour les filières les plus professionnalisées) et Bac+5 (pour les filières les plus prestigieuses).
Mais cette étude montre également que pour un certain nombre de diplômes relativement peu valorisés sur le marché du travail, notamment les diplômes de niveau Bac+2 et Bac+3 des filières universitaires, il existe un risque important qu'il n'y ait pas de gain net à la poursuite des études. Ce risque est cependant réduit par notre système socio-fiscal et notamment par le régime d'indemnisation du chômage.
Cette étude s'inscrit dans la poursuite de la réflexion menée à l'EDHEC sur les moyens plus équitables de financer le développement de l'enseignement supérieur. Elle confirme la pertinence de la réflexion menée sur la possibilité d'étendre l'ouverture sociale de l'enseignement supérieur sur la base d'une contractualisation qui prend en compte les efforts financiers de la collectivité, les gains individuels et les aléas de carrière. L'étudiant en s'engageant dans un cursus d'études supérieures contracte auprès de la collectivité une dette qui représente une part du coût de sa formation et ne s'en acquitte que lorsque sa réussite financière le lui permet.
rédigé par STEPHANE COLOMBANI
mise à jour le 20 mai 2010
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